Groupement Départemental des Services Publics FO de l'Essonne

Attachés au principe de solidarité

Attachés au principe de solidarité entre les générations, nous sommes et serons toujours opposés à toute introduction d’un système de retraite par capitalisation* ou d’un régime unique par points** ou compte notionnel***. Par des propositions concrètes et réalistes, notre Fédération des services Publics et Santé a déjà démontré qu’il était possible de trouver les financements nécessaires au maintien de la retraite par répartition****.

 

* Retraite par capitalisation : système de retraite dans lequel les actifs épargnent pour
leur propre retraite. Leurs cotisations font l’objet de placements financiers ou immobiliers, dont le rendement dépend essentiellement de l’évolution des taux d’intérêt. Ce système a tendance à creuser les inégalités sociales. Il désavantage les actifs ayant les salaires les plus bas et qui ne peuvent pas se permettre d’épargner de l’argent régulièrement.

 

** Régime unique par points : les cotisations versées par les actifs sont converties en points de retraites en divisant le montant des cotisations par le salaire de référence de l’année considérée (valeur du point). Les points obtenus annuellement sont alors cumulés tout au long de la carrière des cotisants. A la liquidation des droits, le montant de la retraite est déterminé en multipliant l’ensemble des points accumulés par la valeur de service du point.
Le passage à une retraite « intégrale » par points entraînerait la fusion des régimes de base et le renforcement du caractère contributif du système, puisque l’ensemble de la carrière, et non plus les 25 meilleures années, serait pris en compte. Ainsi, les petites retraites seraient encore plus basses et les retraites les plus élevées augmenteraient. Par ailleurs, ce régime a minima, de par les contraintes qu’il impose, appellerait à la mise en place conjointe d’un système par capitalisation.

 

*** Régime unique par compte notionnel : chaque assuré dispose d’un compte individuel,
le « compte notionnel », dans lequel sont créditées fictivement chaque année ses cotisations de retraite et celles de son employeur.
L’opération est virtuelle, le compte de chaque assuré est revalorisé chaque année selon un index représentatif de la croissance du salaire moyen. Le capital virtuel accumulé tout au long de la vie professionnelle est converti en une rente viagère. Le montant de la pension annuelle est obtenu en divisant le solde du compte notionnel par un diviseur appelé « coefficient de conversion.  Celui-ci dépend de l’espérance de vie de la génération à laquelle appartient l’assuré et de la durée moyenne escomptée de la retraite. Pour une génération donnée, plus l’assuré recule le moment de son départ, plus le montant de sa pension sera élevé. Pour maintenir un niveau de pension identique lorsque l’espérance de vie augmente, les assurés doivent retarder leur départ de retraite. Les pensions sont revalorisées chaque année suivant l’évolution du salaire moyen amputé d’un taux de 1,6%, considéré comme la tendance à long terme de la croissance réelle du revenu moyen.
Les retraités peuvent donc perdre en pouvoir d’achat les années où la croissance des salaires est inférieure à 1,6%. Les projections du Conseil d'orientation des retraites (COR) démontrent que « toutes choses égales par ailleurs », les pensions pourraient ainsi baisser de 40% en 40 ans.

 

***Retraite par répartition : Système de retraite dans lequel les cotisations, versées par les actifs au titre de l’assurance vieillesse, sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités.
Ce système repose donc sur une forte solidarité entre générations et permet de garantir une pension de retraite décente pour tous.